L'eau a besoin d'un contenant : ce qu'on peut, et ce qu'on ne peut pas, utiliser.
À la fin de cette fiche, tu sauras quels récipients sont permis et lesquels sont interdits, comment juger la vaisselle des non-musulmans, et quand un cuir d'animal mort redevient utilisable.
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« Ne buvez pas dans des récipients d'or et d'argent, et ne mangez pas dans leurs plats : ils sont à eux dans ce bas monde, et à vous dans l'au-delà. »
Source : al-Bukhârî et Muslim (muttafaq 'alayh).
Sarhan le rappelle : « L'eau est une matière qui s'écoule, on ne peut la conserver que dans un récipient. » C'est pourquoi les fuqahâ' placent al-âniya juste après al-miyâh : on a parlé du contenu, on parle maintenant du contenant.
Le principe fondateur de tout ce livre : « l'origine, dans les choses, est la pureté et la permission ». Pour les récipients, cela signifie qu'on peut utiliser n'importe quel matériau — verre, plastique, métal, terre cuite, bois — sauf interdiction explicite.
L'origine est la permission. Mais : pour ceux qui ne se gardent pas des najâsât (par ex. ceux qui boivent du porc/alcool), le mieux est de s'en abstenir par précaution.
Devant un récipient, juger en cinq étapes.
Cite la règle générale sur les récipients.
L'interdiction concerne-t-elle aussi les femmes ?
Une petite sertissure d'or pour réparer une fissure : permise ?
Le tannage rend-il pure la peau d'un porc ?
Une amie te ramène d'un voyage une assiette décorative entièrement plaquée argent. Elle insiste pour que tu y manges « pour faire honneur au cadeau ».
Réponse en 3 lignes :
1) Manger ou boire dans un récipient principalement en argent est interdit.
2) L'exception ne porte que sur une petite partie (sertissure), pas un placage entier.
3) Tu remercies sincèrement, tu gardes l'objet en décoration, et tu manges dans un autre plat.