Trois statuts à reconnaître pour savoir si l'on peut s'en purifier.
À la fin de cette fiche, tu sauras juger d'une eau : peut-on s'en purifier ? Peut-on la boire ? Faut-il la jeter ? Tu identifieras les trois catégories — ṭahûr, ṭâhir, najis — et le critère qui les sépare.
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« Et Nous avons fait descendre du ciel une eau purifiante. » (al-Furqân, 48). Le Prophète ﷺ dit de la mer : « Son eau est purifiante, et ce qui y meurt est licite. »
Sources : al-Furqân 48 ; Abû Dâwûd (n°83), at-Tirmidhî (n°69) — sahîh.
L'eau est l'outil principal de la purification. Avant d'apprendre wuḍû' et ghusl, il faut savoir quelle eau permet de les accomplir. La règle générale : toute eau créée par Allah, qui n'a pas été altérée par une impureté, reste pure et purificatrice — qu'elle soit de pluie, de source, de fleuve, de mer, de puits ou de neige fondue.
L'eau de pluie, de source, de puits, de fleuve, de mer, de neige et de grêle fondues : toutes sont ṭahûr. Elles servent au wuḍû', au ghusl, au lavage des impuretés et à la boisson.
Si une chose pure se mélange à l'eau au point qu'elle perd le nom d'eau (couleur, goût ou odeur dominés par autre chose) — par exemple eau devenue thé, sirop, jus dilué — elle reste pure mais ne sert plus à purifier.
« L'eau est purifiante, rien ne la souille » (Abû Dâwûd, sahîh). Une simple goutte d'impureté qui tombe dans une eau abondante sans en altérer ni la couleur, ni l'odeur, ni le goût ne la rend pas najis.
Devant un récipient d'eau, savoir trancher en quelques secondes.
Quels sont les trois statuts possibles d'une eau ?
Quel est le critère qui rend une eau najis ?
Une goutte d'urine tombe dans un grand bassin sans rien changer : que faire ?
L'eau de mer permet-elle un wuḍû' valide ?
L'eau est trouble à cause de la terre, mais ne sent rien d'anormal et a un goût de terre, pas d'impureté.
Réponse en 3 lignes :
1) La terre est pure : son mélange n'altère pas le statut ṭahûr tant que l'eau garde son nom.
2) Aucune najâsa sensible n'altère couleur/odeur/goût → l'eau reste utilisable.
3) Tu fais ton wuḍû' ; à défaut d'eau utilisable plus loin, c'est même la solution préférée au tayammum.