Quand la sharî'a empêche quelqu'un de disposer de ses biens — pour le protéger, ou pour protéger autrui.
À la fin de cette fiche, tu sauras ce qu'est le ḥajr, ses 2 grandes catégories (pour soi : mineur, fou, prodigue ; pour autrui : insolvable face à ses créanciers), et la logique de protection qui le sous-tend.
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« Ne remettez pas aux insensés les biens qu'Allah a faits pour vous le moyen de votre subsistance. »
Source : Coran, sourate an-Nisâ' (4), verset 5 — base de la mise sous tutelle protectrice.
Le ḥajr n'est pas une punition : c'est une protection. Soit on protège la personne d'elle-même (mineur, malade mental, prodigue qui dilapide), soit on protège ses créanciers (insolvable qui doit cesser de disposer de son patrimoine pour préserver leurs droits). C'est la même logique qu'en droit moderne avec la tutelle, la curatelle, la sauvegarde de justice, et le redressement judiciaire.
Deux blocs : le ḥajr pour protéger soi-même, et le ḥajr pour protéger les créanciers.
Allah dit : ﴿وَابْتَلُوا الْيَتَامَىٰ حَتَّىٰ إِذَا بَلَغُوا النِّكَاحَ فَإِنْ آنَسْتُم مِّنْهُمْ رُشْدًا فَادْفَعُوا إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ﴾ (an-Nisâ' 6) — « Éprouvez les orphelins jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge du mariage ; si vous discernez en eux la maturité, remettez-leur leurs biens ».
Erreurs à éviter et mini-quiz.
Cite les 2 grandes catégories de ḥajr.
Quand remet-on ses biens au mineur ?
Que peut-on garder pour l'insolvable mis sous tutelle ?