Trois manières classiques de sécuriser une dette : un bien en gage, un garant pour la dette, ou un garant pour la personne.
À la fin de cette fiche, tu sauras distinguer le rahn (gage : un bien sert de garantie), le ḍamân (garantie : quelqu'un d'autre s'engage à payer la dette), et la kafâla (caution : quelqu'un s'engage à présenter le débiteur). Trois sûretés simples, trois actes de bienveillance valorisés.
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D'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) : « Le Messager d'Allah ﷺ acheta des vivres à un juif et lui mit en gage une cotte de mailles en fer. »
Sources : al-Bukhârî et Muslim — preuve du gage et de la légitimité de transactions avec des non-musulmans.
Une dette crée une vulnérabilité pour le créancier. Le fiqh prévoit 3 manières de la sécuriser sans pour autant tomber dans le ribâ. Le rahn (gage) immobilise un bien ; le ḍamân (garantie de dette) engage une autre personne pour la dette ; la kafâla (caution) engage une autre personne à présenter le débiteur. Toutes trois sont des actes de bienveillance — particulièrement le ḍamân et la kafâla qui n'apportent rien à celui qui s'engage, sinon la satisfaction d'aider un frère.
Trois blocs : rahn, ḍamân, kafâla.
Erreurs à éviter et mini-quiz.
Différence entre ḍamân et kafâla ?
Le créancier peut-il utiliser le bien gagé ?
Si le garant paie à la place du débiteur, que peut-il faire ?