Réparer un oubli, marquer un verset, remercier Allah pour un bienfait — trois sajdas légiférées hors de la prière obligatoire.
À la fin de cette fiche, tu sauras dans quels 4 cas faire le sujûd as-sahw, ses 3 causes (ajout, manque, doute), savoir l'accomplir avant ou après le salâm, et tu connaîtras la place du sujûd at-tilâwa et du sujûd ash-shukr.
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« Quand l'un de vous doute dans sa prière et ne sait s'il a prié 3 ou 4 raka'as, qu'il rejette le doute, qu'il bâtisse sur ce dont il est sûr, puis qu'il fasse 2 prosternations avant de saluer. »
Source : Muslim et Aḥmad.
Sarhan regroupe dans un seul bâb trois prosternations qui n'appartiennent pas à la routine des 5 prières mais relèvent de circonstances précises : réparer un oubli (sahw), marquer un verset spécifique (tilâwa), remercier pour un bienfait (shukr). Les trois partagent un format simple — 2 sajdas (sahw) ou 1 sajda (tilâwa et shukr) — et révèlent une religion qui prévoit même les imperfections et les joies du quotidien.
Les deux sont rapportés du Prophète ﷺ. Tradition pédagogique :
Le Prophète ﷺ s'est levé du 1er tashahhud sans s'asseoir → il a complété sa prière puis fait sujûd as-sahw.
« Il a fait le salâm après 2 raka'as de Ẓuhr ou 'Aṣr ; on lui a rappelé ; il a complété puis fait sujûd as-sahw. »
« Il a prié 5 raka'as. On lui a dit : la prière a-t-elle été augmentée ? Il a dit : et quoi donc ? Ils ont dit : tu as prié 5. Alors il a fait 2 prosternations après le salâm. » (muttafaq).
« Quand l'un de vous doute dans sa prière et ne sait pas s'il a prié 3 ou 4 raka'as, qu'il rejette le doute et bâtisse sur ce dont il est sûr, puis qu'il fasse 2 prosternations avant le salâm. Si la prière était de 5 raka'as, ces 2 sajdas en feront un nombre pair ; si elle était complète, elles seront un dépit pour Shayṭân. » (Aḥmad, Muslim).
Ajouter un acte (rukû', sujûd, qiyâm, qu'ûd) par oubli. Au moment où l'on s'en aperçoit, on revient à la position correcte et on fait sujûd as-sahw.
Omettre un wâjib dont le moment est passé (par exemple, oublier le 1er tashahhud et s'en apercevoir au qiyâm de la 3e raka'a).
Doute hors de la prière (après avoir terminé) → ignorer absolument jusqu'à certitude.
Doute dans la prière :
Quand on lit ou écoute un verset où le Prophète ﷺ se prosternait (ils sont signalés dans tous les muṣḥaf modernes par un signe spécial), on se prosterne une seule fois.
Quand un bienfait nouveau survient (naissance, guérison, succès), ou qu'un mal est repoussé (maladie écartée, accident évité), on se prosterne pour Allah par reconnaissance.
Diagnostiquer correctement et réparer sans casser sa prière.
Cite les 4 cas qui appellent le sujûd as-sahw.
Combien de sajdas pour le sujûd as-sahw ?
Que faire en cas de doute égal sur 3 ou 4 raka'as ?
Le sujûd at-tilâwa est-il pour le lecteur seulement ?
Quel est le statut du sujûd ash-shukr ?
Tu pries Maghrib. Au tashahhud, tu te demandes : suis-je à la fin de la 2e raka'a ou à la fin de la 3e ? Aucun avis ne prépondère.
Réponse en 3 lignes :
1) Doute égal → règle : bâtir sur le moins, donc considérer que tu es à la fin de la 2e.
2) Tu te relèves pour faire une raka'a supplémentaire (la vraie 3e).
3) Avant le salâm final, tu fais 2 sajdas du sahw ; ta prière est valide.